La traversée

Historique

A trois reprises, Didier MARCHAL dit « Bloodi »  réalise cette traversée en planche à voile. Il y est parvenu la première fois le 30 juin 1989 en 12 heures accompagné du Corsair, un bateau d’assistance.

En position Monkey Surf sur la photo du dessus, voici le souhait de Blood: « Que mère nature fasse le cadeau à Seb de mener à bien sa traversée » et rajoute, « Hé ! là, faut k’e fasse gaf!! y’a pas d’eau ». Et oui, Blood fait aussi du surf.

Un Mauricien, Benoit BOUCHER  réussi en 1993 cette traversée en planche à voile en 7h30. Bloodi est battu. Il relance la machine et retente une deuxième fois et il décide de la faire seul sans assistance. Malheureusement, il fait naufrage et déclenche sa balise ARGOS entraînant l’intervention des secours maritimes pour le récupérer.

La troisième fois, un bateau d’assistance l’accompagne de nouveau. Il bat et pulvérise son propre record et bat celui du Mauricien en traversant en 6h50mn les 180kms, le 13 octobre 2002.

Il rentre dans le Guiness book des records.

Cela reste un exploit physique et sportif exceptionnel.

Aujourd’hui, Sébastien COUPY relève le défi en choisissant le Kite Surf, pour une première entre les deux îles.

La machine est en route depuis novembre 2009.

Sébastien Coupy a la conviction que le kite Surf a sa place dans la course à l’exploit de cette traversée. L’exploit de Bloodi Marchal en planche à voile l’a toujours fait rêver ! plus de 20 ans ont passé, beaucoup en ont parlé mais personne ne l’a encore tenté.

Ce défi nécessite des moyens logistiques précis en matière de sécurité, une préparation physique et mentale extrême et une grande rigueur de coordination entre Maurice et La Réunion pour mener à bien ce projet.

Le choix du matériel est primordial. Pour réaliser ce défi, le temps de navigation doit être réduit au maximum. Cela implique de naviguer à de grandes vitesses sur la durée du parcours en tenant compte des effets de côte, l’intensité et la direction du vent sont changeantes. Les qualités de la voile de kite devront répondre à ce cahier des charges. Elle doit être capable d’encaisser des variations de vent comprises entre 15 et 25 nœuds en restant confortable au niveau du pilotage. La marque OZONE et notamment le modèle Edge 9m2 et 11m2 convient tout à fait à ce type de programme. Quatre voiles seront nécessaires pour effectuer tous les entrainements et réglages mais aussi et surtout pour pallier à une éventuelle casse ou déchirure. Une voile de rechange sera à disposition permanente dans le bateau. Le changement de voile en pleine mer fait parti de l’entrainement de l’équipe.

C’est surtout le choix de la planche qui va faire la différence. Au jour d’aujourd’hui, la marque UNDERGROUND propose à Sébastien une planche de de type surf, la POHUTU 5′8. En plus d’être rapide, la principale qualité de la planche réside en son confort. Elle doit amortir le clapot pour économiser les jambes et surtout les talons, hyper sollicités. Une planche de rechange sera disponible dans le bateau pour pallier à une éventuelle casse d’aileron ou de foot strap. Les heures de navigation vont permettre de régler l’emplacement des foot straps voir même de valider si la « RACE » est adaptée à ce type de programme.

Choix du trajet et de la période (entre Mai et septembre 2010)

Les différents entraînements vont permettre de définir les conditions de vent et de mer idéales pour aller au plus vite. A l’heure actuelle, nous savons que la vitesse moyenne d’une planche classique est de 20 nœuds, soit 36 km/h. La distance du parcours fait au minimum 180 kms en ligne droite. En respectant cette vitesse de navigation, la traversée devrait se faire en 5 heures en théorie.

Un routeur (responsable de course) va se tenir prêt à proposer une fenêtre météo qui va correspondre précisément aux conditions idéales de navigation. Cela correspond à une direction, une intensité de vent précise mais aussi à une qualité de surface de la mer.

Cette lourde tache est confiée à l’équipe de Météo France Réunion et aussi à Loïc ABADIE, le célèbre prévisionniste Météo du parapente.

L’arrivée se situe sur un espace dégagé pour pouvoir poser pied à terre. Une petite plage de galet peut faire l’affaire. Cet endroit doit également offrir les conditions de vent idéales pour accoster. Les villes de Saint Anne ou Saint Benoît remplissent ce cahier des charges.

Le choix de la zone d’arrivée va dépendre de la direction du vent.

Pour une direction de vent entre 140° et 150°, la ville de Saint Anne pourra servir d’arrivée.

Pour une direction de vent entre 150° et 160°, seule la ville de Saint André pourra servir d’arrivée.

Un membre de l’équipe se tiendra sur la côte pour confirmer par radio la qualité du vent sur la berge.